Le port d’Alger risque la paralysie

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Le port d’Alger risque la paralysie

Message par Djaouida1 le Lun 25 Mai - 0:46

Actualités : LES PILOTES MARITIMES MENACENT D’UNE GRÈVE
Le port d’Alger risque la paralysie


Les pilotes maritimes du Port d’Alger observeront une journée de protestation le 3 juin prochain. La décision de recourir à la grève fait suite à l’échec des négociations avec la direction de l’Entreprise du port d’Alger qui refuse toujours d’appliquer la réglementation en matière de rémunération.
Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Le port d’Alger risque d’être totalement paralysé le 3 juin prochain lors d’une journée de protestation que comptent observer les pilotes maritimes. Hier, la réunion de la dernière chance avec le directeur de l’entreprise portuaire a de nouveau tourné court. «Le premier responsable du port d’Alger a refusé de prendre en considération l’instruction ministérielle concernant la revalorisation des salaires de notre corporation», a indiqué, hier, un pilote maritime. «C’est suite à ce énième refus que nous avons décidé d’observer une grève durant la journée du 3 juin. Nous maintiendrons toutefois un service minimum pour prendre en charge les car-ferries et les navires transportant des animaux vivants», a précisé notre interlocuteur. A travers cette grève, c’est un véritable SOS que lancent les pilotes maritimes du port d’Alger. La profession n’est ni plus ni moins menacée de disparition. Indispensables pour toute manœuvre au sein des ports, ces pilotes se plaignent de leurs statuts et de la faible rémunération qu’ils perçoivent. Une situation qui n’a pas échappé au ministère des Transports qui a adressé une note au directeur du port d’Alger dans laquelle il lui est explicitement demandé une revalorisation des salaires des pilotes maritimes. Une instruction que semble ignorer le premier responsable du port et qui risque de pousser les concernés à entreprendre des actions qui paralyseraient littéralement le port. Face à cette rupture totale de dialogue, le collectif des pilotes maritimes du port d’Alger interpelle le ministère des Transports afin que la situation soit rapidement rétablie. En réalité, la tutelle, consciente de ce que vivent les pilotes maritimes, a saisi en date du 9 mai, l’ensemble des directeurs des entreprises portuaires. La correspondance signée par le directeur de la marine marchande est sans équivoque. «Il m’a été donné de constater que les pilotes maritimes en exercice auprès des entreprises portuaires sont insuffisamment pris en charge sur le plan socioprofessionnel. Cette situation inquiétante est due à l’absence d’une prise en charge effective par un statut particulier, une rémunération insuffisante, une disparité entre salaires», écrit le rédacteur de la note qui non seulement reconnaît que les compétences des pilotes maritimes devraient être mieux rémunérées, mais qui ajoute que «pour mettre un terme à cette situation préjudiciable pour le bon fonctionnement des ports et la sécurité de la navigation maritime en raison de départs massifs de pilotes vers d’autres ports, le plus souvent vers les ports pétroliers du Moyen-Orient». Pour mettre un terme à cette véritable hémorragie, le directeur de la marine marchande préconise «la revalorisation des salaires des pilotes maritimes et leur intéressement et la pleine satisfaction de leurs conditions de travail et de vie et leur dotation de l’ensemble des moyens de travail et de vie afin de créer un environnement de travail adéquat». La note précise le caractère «urgent» de ces mesures. Pourtant, la direction du port d’Alger n’en semble pas convaincue. La preuve, aucun contact n’a été établi avec les concernés. Bardés de diplômes, avec des dizaines d’années de navigation à leur actif, les pilotes maritimes disposent d’un capital expérience sans égal. Ce sont eux qui ont la lourde tâche d’aider les navires dans leurs manœuvres. Sans leur assistance, c’est tout le port qui risque d’être paralysé. Ils choisissent de se reconvertir pilote maritime pour plus de stabilité mais en mettant leur savoir-faire au service des ports nationaux, ils voient leurs salaires diminuer pour n’atteindre dans les meilleurs des cas que 55 000 DA. Une situation qu’ils dénoncent tout en faisant le choix de ne pas céder aux appels des ports étrangers qui leur proposent des salaires mirobolants…
N. I.







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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/05/24/article.php?sid=83582&cid=2

Djaouida1
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